Villa Zenitude — St. Martin
Le lagon de Simpson Bay et Marigot vus depuis les mornes verdoyants du côté français, avec le côté hollandais au loin

Saint-Martin, côté français ou côté hollandais : où séjourner ?

Séjournez côté français pour des soirées calmes, la cuisine française et les plages les plus sauvages. Séjournez côté hollandais pour les casinos, les nuits tardives et les grands hôtels où tout se fait à pied. C’est la réponse honnête de Micheline et Lionel, qui vivent côté français. L’île est petite et la frontière ouverte : vous choisissez un camp de base, pas un pays, et l’on traverse l’île en 40 minutes environ. Voici ce qui distingue vraiment les deux côtés, y compris ce que la plupart des comparatifs oublient : l’argent, les prises électriques, le téléphone, le pourboire et les contrôles de police sur la route du retour.

La réponse courte

Aucun côté n’est meilleur en tout. Chacun a ses points forts :

  • Côté français : la meilleure cuisine, surtout à Grand Case et à Marigot ; la plupart des plages de l’île, dont les plus tranquilles ; des villas et de petits hôtels ; des soirées calmes.
  • Côté hollandais : tous les casinos de l’île et l’essentiel de la vie nocturne ; les grands hôtels et les résidences en temps partagé ; le shopping détaxé de Front Street à Philipsburg ; l’aéroport principal et le port de croisière.
  • Des deux côtés : la même mer, le même climat, et toute l’île à 40 minutes de voiture environ.

Côté français : la table, les plages et le calme

Saint-Martin occupe le nord de l’île, environ 53 km², et fait partie de la France. L’ambiance est celle des Antilles françaises : boulangeries, vin au déjeuner, prix en euros et code de la route français. Marigot, le chef-lieu, a son marché et un front de mer bordé de lolos, ces petits restaurants de grillades où l’on mange créole au bord de l’eau. Grand Case, ancien village de pêcheurs de la côte nord, est une rue de restaurants où une bonne partie de l’île vient dîner.

La plupart des plages de l’île sont de ce côté, et elles sont très différentes : les longues plages désertes des Terres Basses, l’Anse Marcel et ses eaux calmes, Friar’s Bay avec Happy Bay derrière la colline, et la Baie Orientale sur la côte atlantique, avec ses bars de plage et ses sports nautiques. On y loge surtout en villa, en maison d’hôtes ou en petit hôtel, et il n’y a pas de casino.

Le revers : les soirées sont calmes et, hors de Grand Case et de Marigot, il n’y a pas grand-chose à faire à pied. Il vous faudra une voiture.

Restaurants et étals du marché dans la rue principale de Grand Case, le soir
Un soir à Grand Case, le village des restaurants côté français

Côté hollandais : grands hôtels, sorties et aéroport

Sint Maarten occupe le sud de l’île, environ 34 km², et constitue un pays du Royaume des Pays-Bas. L’anglais y est la langue de tous les jours, les prix sont surtout en dollars américains et le rythme est plus animé. L’aéroport principal, Princess Juliana, est de ce côté, tout comme le port de croisière de Philipsburg, qui accueille près de 1,6 million de croisiéristes par an.

C’est là que se trouvent les casinos de l’île, les bars ouverts tard de Simpson Bay et de Maho, les grands hôtels et les résidences en temps partagé, et le shopping détaxé de Front Street. Simpson Bay est le quartier le plus animé et très prisé des Américains : pratique si vous voulez tout à pied, moins si vous venez chercher le calme.

Le côté hollandais a aussi quelques-unes des plus belles plages de l’île. Mullet Bay est celle que Lionel recommande le plus : un vrai mélange d’habitants et de visiteurs, des transats à louer ou de la place pour votre serviette, un restaurant de plage, et les avions qui descendent vers Princess Juliana. Cupecoy, à la frontière, a ses falaises de grès et le bar de plage Dany’s, selon Lionel le meilleur endroit de l’île pour un verre au coucher du soleil, toute l’année.

Great Bay et Philipsburg, côté hollandais, avec un paquebot à quai
Great Bay et Philipsburg, où accostent les paquebots

Quel côté a les plus belles plages ?

Le côté français a plus de plages, et les plus tranquilles. Le côté hollandais en a moins et elles sont plus fréquentées, mais Mullet Bay compte parmi les plus belles de l’île. Par secteur :

  • Côté français, à l’ouest : Baie Longue, Baie aux Prunes et Baie Rouge. Longues, calmes et sans aucun service : emportez tout ce qu’il vous faut.
  • Côté français, au nord et à l’est : Friar’s Bay, avec Happy Bay à 10 minutes à pied derrière la colline ; Grand Case, idéale pour un verre en fin de journée ; l’Anse Marcel, calme et peu profonde, parfaite avec des enfants ; et la Baie Orientale, avec les vagues de l’Atlantique, ses bars de plage, ses sports nautiques et une extrémité naturiste.
  • Côté hollandais : Mullet Bay pour les transats, la restauration, les jet-skis et les avions ; Cupecoy pour les falaises, les criques et le coucher de soleil ; Maho pour voir les avions atterrir juste au-dessus de vous ; et Great Bay à Philipsburg, bondée les jours de croisière.

Les différences pratiques que les guides oublient

Les deux côtés partagent une île, pas leurs règles. Voici les différences qui surprennent les visiteurs :

  • Argent : côté français, la carte est débitée en euros ; côté hollandais, en dollars américains ou en florins caribéens. Les espèces sont plus simples, et souvent plus avantageuses : la plupart des restaurants et des bars des deux côtés acceptent les dollars à un pour un avec l’euro, payer en dollars en liquide est donc en général la meilleure option. Pour la carte et les retraits, un compte Wise ou Revolut gratuit permet de payer et de retirer dans la monnaie locale au taux de change réel ou presque, sans les frais cachés de nombreuses banques.
  • Électricité : 220 volts et prises européennes côté français, 110–120 volts et prises américaines côté hollandais. La plupart des chargeurs de téléphone et d’ordinateur acceptent les deux tensions, un simple adaptateur suffit donc en général ; vérifiez l’étiquette des sèche-cheveux et autres appareils.
  • Téléphone : côté français, les forfaits français et européens fonctionnent comme en métropole, mais pas côté hollandais. Près de la frontière, votre téléphone peut basculer sur un réseau hollandais sans que vous le remarquiez : vérifiez le réseau affiché. Les visiteurs nord-américains doivent vérifier que leur forfait couvre à la fois Saint-Martin et Sint Maarten.
  • Pourboire : côté hollandais, les restaurants ajoutent en général des frais de service de 15 à 18 % à l’addition : vérifiez-la avant d’en rajouter. Côté français, le pourboire est attendu mais libre, et plus modeste que côté hollandais. Les terminaux de paiement n’y proposent généralement pas d’ajouter un pourboire : gardez des espèces si vous voulez en laisser un.
  • Urgences : composez le 112 côté français ; côté hollandais, le 911 pour la police, le 912 pour une ambulance et le 919 pour les pompiers. Les hôpitaux sont le centre hospitalier Louis-Constant Fleming à Marigot et le St. Maarten Medical Center à Cay Hill.
  • Langue : le français est la langue officielle côté français, le néerlandais et l’anglais côté hollandais. L’anglais est parlé partout.
  • Frontière : aucun contrôle de passeport ni de douane entre les deux côtés, juste un panneau au bord de la route.

Ce qu’il faut éviter, des deux côtés

La plupart des mésaventures des visiteurs s’évitent facilement :

  • L’alcool au volant, surtout côté français. La limite y est de 0,5 g d’alcool par litre de sang, et les forces de l’ordre organisent souvent des contrôles précisément pour cela. Après un dîner à Grand Case, désignez un conducteur ou réservez un taxi pour rentrer.
  • S’énerver au volant. Ici, on s’arrête au milieu de la route pour discuter avec quelqu’un qu’on connaît, et vous vous retrouverez derrière des touristes en quad ou en Jeep de location. Ne klaxonnez pas : vous n’y gagnerez rien. Détendez-vous, vous êtes en vacances.
  • Laisser des affaires dans la voiture. Surtout sur les plages tranquilles, ne laissez rien de visible.
  • Se baigner sans regarder. La plupart des plages ne sont pas surveillées, et certaines descendent brusquement vers des eaux profondes.
  • Philipsburg un grand jour de croisière. Quand plusieurs paquebots sont à quai, la ville et les plages proches du port sont bondées : allez plutôt à l’ouest de l’île.
  • La Baie Orientale en période de sargasses. Sur la côte atlantique, ces algues peuvent s’échouer à certaines périodes de l’année : renseignez-vous avant d’y aller.

Quelques coups de cœur de chaque côté

Quel que soit votre côté, ils valent le trajet :

  • Côté français : un dîner à Grand Case, où la table préférée de Micheline et Lionel est Le Cottage ; un déjeuner aux lolos du front de mer de Marigot, où Chez Raymond est excellent ; un déjeuner au Friar’s Bay Beach Café, le grand restaurant rouge sur le sable, puis les 10 minutes de marche par la colline jusqu’à Happy Bay ; Loterie Farm, une réserve naturelle avec piscines, musique et tyroliennes dans la forêt au pied du Pic Paradis, le point culminant de l’île.
  • L’Anse Marcel, côté français : la route par les mornes offre des vues sur Anguilla ou Saint-Barth selon votre sens de circulation. L’eau y est calme et peu profonde, et les hôtes de Villa Zenitude peuvent demander à Lionel de leur réserver transats et déjeuner au Beach House d’Anse Marcel Beach.
  • Plongée : l’adresse de Lionel est Blue Odyssey, à Baie Nettlé côté français. Le club plonge sur les sites des deux côtés de l’île et propose des formations CMAS et PADI en petits groupes. Ils répondent vite sur WhatsApp. Pour apprendre à plonger, il vous faut un certificat médical de non contre-indication.
  • Côté hollandais : une journée à Mullet Bay ; un verre au coucher du soleil chez Dany’s, sur la plage de Cupecoy ; les avions qui atterrissent à Maho, une fois.

Ou séjournez à la frontière : l’ouest de l’île

Il existe une troisième option : séjourner côté français, juste à côté du côté hollandais. Les Terres Basses, à la pointe ouest de l’île, sont un quartier de villas calme et gardé, côté français, avec trois des plages les plus désertes de l’île. De là, Cupecoy, côté hollandais, est à 5 minutes en voiture environ, Mullet Bay et Maho à 5 à 10 minutes, Marigot à 10 minutes environ et l’aéroport à 10 à 15 minutes.

Vous profitez des nuits calmes du côté français, avec les plages et les restaurants du côté hollandais à quelques minutes. La contrepartie : rien n’est accessible à pied. Il n’y a ni commerce, ni bar, ni restaurant aux Terres Basses, il vous faudra donc une voiture.

Sources

  1. Wikipédia : Saint-Martin (Antilles françaises), superficie et recensement 2021
  2. Gouvernement britannique : fiche toponymique de Sint Maarten, superficie et langues officielles (en anglais)
  3. Caribbean Journal : fréquentation croisière de Sint Maarten (en anglais)
  4. St-Maarten.com : les casinos de Sint Maarten (en anglais)
  5. Sotheby’s International Realty SXM : les prises électriques des deux côtés (en anglais)
  6. Arcep : les tarifs d’itinérance, y compris en outre-mer et à Saint-Martin
  7. About SXM : pourboires et frais de service des deux côtés (en anglais)
  8. Service-Public.fr : alcool au volant
  9. Visit St. Maarten : l’interdiction touristique concerne Saint-Martin au Bangladesh, pas l’île des Caraïbes (en anglais)
  10. Office de tourisme de Saint-Martin : Blue Odyssey Diving
  11. Loterie Farm

Questions

Quel côté de Saint-Martin est le mieux, français ou hollandais ?

Aucun n’est meilleur en tout. Le côté français l’emporte pour la cuisine, les plages et le calme ; le côté hollandais pour la vie nocturne, les casinos, les grands hôtels et le shopping. L’île est petite et la frontière ouverte : vous profiterez des deux, quel que soit votre côté.

Quel côté de Saint-Martin a les plus belles plages ?

Le côté français a plus de plages, et les plus tranquilles, dont Baie Longue, Baie Rouge, Happy Bay et la Baie Orientale. Le côté hollandais en a moins et elles sont plus fréquentées, mais Mullet Bay est l’une des plus belles de l’île.

Faut-il un passeport pour passer du côté français au côté hollandais ?

Non. Il n’y a aucun contrôle entre les deux côtés ; un panneau au bord de la route marque le passage. Il faut en revanche des papiers d’identité valables pour arriver sur l’île.

Faut-il un adaptateur de prise à Saint-Martin ?

Cela dépend du côté. Le côté français est en 220 volts avec des prises européennes, le côté hollandais en 110–120 volts avec des prises américaines. Les voyageurs européens ont généralement besoin d’un adaptateur côté hollandais, et les Nord-Américains côté français.

Faut-il laisser un pourboire à Saint-Martin ?

Oui, mais pas de la même façon des deux côtés. Côté hollandais, les restaurants ajoutent en général 15 à 18 % de frais de service à l’addition. Côté français, le pourboire est attendu mais libre et plus modeste, et il faut en général des espèces, car les terminaux de paiement proposent rarement d’en ajouter un.

Y a-t-il des casinos côté français ?

Non. Tous les casinos de l’île sont côté hollandais, surtout à Philipsburg, à Simpson Bay et à Maho.

Saint-Martin est-elle fermée aux touristes ?

Non. Les côtés français et hollandais sont ouverts aux visiteurs. Les informations sur une « île Saint-Martin » fermée aux touristes concernent l’île de Saint-Martin au Bangladesh.

Le calme côté français, les plages hollandaises à côté

Villa Zenitude est une maison d’hôtes privée d’une chambre aux Terres Basses, côté français, avec piscine, vue mer à 200° et le côté hollandais à 5 minutes environ.

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